Jean-Luc Parant / Chapelle Jean de Renaud

 “J’écris des textes sur les yeux pour pouvoir entrer dans mes yeux et aller là où mon corps, ne va pas, où je ne suis jamais allé avec lui, où je ne me rappelle pas avoir été touchable. Pour aller là sur la page, dans ma tête, dans l’espace.

Je fais des boules pour pouvoir entrer dans mes mains et aller là où mes yeux ne vont pas, où je ne suis jamais allé avec eux, où je ne me rappelle pas avoir été visible. Pour aller là dans la matière, dans mon corps sur la terre.

J’ai rencontré ma femme qui avait alors quatorze ans et que j’ai tout de suite appelé Titi, elle m’écrivit tant de fois « je t’aime », dans des lettres, sur des cahiers, qu’elle finit par le tracer sur des feuilles de papier puis le peindre sur des toiles jusqu’à en faire une œuvre.”

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